Blog MBA Marketing et Commerce sur Internet – Formation e-marketing et e-business

Internet et aménagement du territoire

Gatien Elie, Allan Popelard et Paul Vannier dans un article intitulé "exode urbain, exil rural" font le constat suivant :   "Alors que le peuplement se diffuse extensivement de plus en plus loin des villes, l'emploi tend à l'inverse à s'agglomérer intensivement dans les pôles urbains. En raison de cette discordance entre la géographie de l'emploi, l'espace rural, pour ceux qui ne peuvent pas faire quotidiennement la navette entre lieu de résidence et lieu de travail, se transforme en espace de paupérisation ..."

Sans remettre en question l'article, on peut le nuancer en constatant que les choses évoluent.

Si la concentration d'activités autour de certaines zones géographiques  a permis de garantir une certaine efficacité économique pendant des années , l'entrée dans l'air numérique et la tertiarisation de l'économie a rendu ce mode d'organisation moins pertinent.
Cette centralisation pose un certain nombre de problèmes notamment en matière d'aménagement du territoire, en France en particulier où elle est culturellement très ancrée. Vivre en zone urbaine, à Paris par exemple, n'est souvent pas un choix mais une obligation dans la mesure où l'emploi s'y concentre. Cette situation semble quelque peu absurde parce qu'économiquement de moins en moins justifiable et socialement potentiellement explosive.

Les nouvelles technologies offrent aujourd'hui des outils qui vont ou sont en train de faire bouger les lignes et devraient permettre à moyen terme de désenclaver certaines régions, permettant ainsi à des personnes de se réinstaller dans des espaces (ruraux notamment) désertés .

Une des évolutions en cours ( révolution ? ) est l’accélération du développement du télétravail. Plusieurs accords ont été récemment signés par de grandes entreprises  ( Orange, HP , Air France, Accenture... voir liste). Elles s'engagent dans cette pratique essentiellement pour des raisons économiques. Marc Thiollier DG d'Accenture le confirmait lors d'une conférence à ILV. Développer le télétravail pour une entreprise signifie souvent réduire ses charges foncières.
 Parallèlement, le politique essaie d'imposer une législation sur le sujet pour compléter et sécuriser les textes ou la jurisprudence (proposition de loi adoptée en première lecture par l'Assemblé nationale le 9 juin 2009).

Son développement rencontre toutefois des résistances.
Curieusement,  les syndicats qui devraient défendre le bien être des salariés ne sont pas toujours favorables à sa mise en place. Outre le fait que le télétravail peut brouiller les frontières entre vie privée et vie en entreprise, l'outsourcing est une menace très rapidement (trop ?) associée au travail à distance. Promouvoir le télétravail, n'est ce pas à terme inciter les entreprises à externaliser certains postes au profit de télétravailleurs étrangers moins coûteux  (voir article « Outsourcing to india draws western lawyers"). M Thiollier lors de la même conférence à ILV, indiquait que cet argument ne tient pas dans la mesure où le télétravail permet au contraire de reculer l'échéance. Reculer l'échéance ....
Des résistances se manifestent au sein même des instances dirigeantes des entreprises. Le télétravail n'est pas neutre en termes d'organisation et de management. Gérer des télétravailleurs, c'est accepter dans une certaine mesure de perdre partiellement le contrôle de ses équipes. Dans nos organisations très hiérarchisées, cette situation est inconfortable pour l’égo de nombreux managers.

Le télétravail n'est probablement qu'une partie de la solution pour réaménager le territoire parce qu'en définitive, il ne créé pas d'emplois, "il ne fait qu'élargir l'offre de travail à des bassins d'emplois ou à des territoires éloignés" (Pierre Morel à L'Huissier).

Ce que les territoires doivent comprendre, et beaucoup l'ont déjà compris, c'est que la dématérialisation des processus de production dans certains secteurs va permettre de créer des emplois en dehors de toute contrainte géographique et devrait donc permettre à des personnes de se réinstaller de façon pérenne sur ces territoires. Les élus locaux ont tout à y gagner. Pour en en bénéficier, ils devront au préalable "préparer le terrain" en mettant en place les infrastructures nécessaires pour accompagner le mouvement. L'accès au très haut débit est un pré-requis. Là encore, le train est en marche. Le 4 août le gouvernement lançait le programme national très haut débit.

La semaine prochaine se tiendra « l’université d’été pour les territoires ». Toutes ces problématiques seront discutées. Demandez le programme

Sébastien Huchet ( @sebhuc )– MCI part time 2009 / 2010

Paiements par carte sur internet : de plus en plus de fraudes

En 2009, la vente en ligne (produits et services) représente en France 25 milliards d'euros* (+25% vs 2008) soit 82% du chiffre d'affaires des ventes à distance et les acheteurs en ligne sont au nombre de 25,1millions.
Ces Cyberacheteurs utilisent principalement la carte bancaire, 83% des cas, pour régler leurs achats mais ils utilisent également le portefeuille en ligne (Paypal...) dans 21% des cas, puis viennent le chèque cadeau,12%, le chèque,12%, et enfin le prélèvement bancaire dans 9% des cas.

Les escrocs poursuivent toutes ces opérations de paiements afin de se procurer les coordonnées des cartes bancaires.
En effet, la fraude à la carte bancaire sur les paiements à distance a augmenté de 20% en 2009, elle atteint 82,2 millions d'euros** pour les transactions nationales (émetteur français et commerçant accepteur français) et les transactions sur internet représentent 57% de cette fraude.
Si cette hausse est à relativiser car le volume des transactions et leurs valeurs sont également en hausse, le taux de fraude sur internet est très élevé : 0,263 % vs 0,252 % en 2008.
Les principaux secteurs touchés par les fraudes sur les transactions nationales sont les voyages/transport, les commerces généralistes/ semi-généralistes et les services aux particuliers. A eux seuls, ils représentent 55% de la fraude.
Les jeux en ligne, les produits techniques et culturels ainsi que la téléphonie ne représentent qu'une faible part du total mais sont toutefois fortement exposés avec un taux de fraude de plus de 0,5%.
Pour un malfaiteur, il suffit de subtiliser le numéro d'une carte sur internet et de s'en servir pour régler ses achats et de plus en plus de réseaux internationaux, souvent très sophistiqués sur le plan technologique se sont organisés.
Par exemple en Espagne, un gang de malfaiteurs aurait piraté les bases de données d'une entreprise qui détenait les informations bancaires de ses clients, des milliers de cartes ont du être retirées de la circulation.
L'observatoire de la sécurité des cartes de paiement considère comme constitutif de fraude :"Toute utilisation illégitime d'une carte de paiement ou des données qui lui sont attachées, ainsi que tout acte concourant à la préparation ou à la réalisation d'une telle utilisation".


Les différentes techniques de fraudes sont les suivantes :

  • Skimming : copie des pistes magnétiques d'une carte à l'aide d'un lecteur appelé "skimmer" dans un commerce de proximité ou un distributeur afin de créer une nouvelle carte contrefaite.
  • Ouverture frauduleuse de compte avec de fausses données personnelles.
  • Usurpation d'identité
  • Répudiation abusive : mauvaise fois du porteur
  • Piratage d'automates
  • Piratage de systèmes automatisés de données, de serveurs ou de réseaux
  • Moulinage, technique consistant à créer de faux numéros de cartes selon les règles propres à un émetteur.


Alors que le système 3D Secure est loin de faire l'unanimité auprès des e-commerçants car très contraignant (cf schéma ci-dessous), l'observatoire de la sécurité des cartes de paiement préconise de généraliser l'authentification du porteur pour tout acte de paiement ainsi que de renforcer les méthodes d'authentification afin de renforcer les moyens de lutte contre le piratage, les banques réfléchissent de leur côté pour mieux sécuriser les transactions mais également les simplifier au maximum.

* Source: Fevad: Chiffres clés 2010
** Source: Observatoire de la sécurité des cartes de paiement

NLG - MCI Part-time 2009/2010

Le syndicat de la presse française veut créer un nouveau moteur concurrent de google actualités

Six quotidiens membres du Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale regroupés au sein d’un GIE (Le Monde, Libération, Le Figaro, Les Échos, Le Parisien et L ‘Équipe) ont décidé de former une plate-forme ouverte, par la suite, à tous les autres éditeurs de presse quotidienne, régionale et magazine, et de créer un moteur de recherche dédié à l'actualité, qui serait associé à un kiosque de contenus commercialisés sous forme de bouquets payants.  L’idée-force des patrons de la presse quotidienne est à la fois de répondre au déclin des ventes des éditions papier et de s’unir pour offrir, en numérique, une alternative pérenne et payante à Google news qui propose gratuitement les contenus de la presse. Il est vrai que si le problème majeur demeure pour les titres de presse la monétisation de leurs audiences qui leur échappe avec google, un autre fait lié au comportement de l’internaute pose problème : l’internaute qui vient sur un article via google news le plus souvent repart aussitôt après avoir consulté l’article et donc génère pour le site une visite mais peu de pages vues et un temps très réduit de consultation sur le site. Par ailleurs, l’internaute a choisi un contenu avant de choisir une marque. Or l’attachement à la marque des lecteurs et des internautes est un élément sur lequel est basé en partie la pérennité des titres de presse. 


Un projet qui n’est pas sans risque pour les éditeurs de presse


  • Les Internautes sont-ils prêts à utiliser un moteur de recherche les redirigeant quasi systématiquement vers des contenus payants ?
  • Quel attrait pourra avoir un telle plate-forme avec un nombre limité de titres, lorsque dans le même temps Google proposera à ces mêmes internautes  une liste de sources gratuites plus nombreuses et plus diversifiées ?
  • Si les journaux décident d'interdire l'indexation des contenus et leur mise en cache, les journaux risquent de perdre entre 10 à 20% de leur audience ?
Nathalie Lucas-Huriau - MCI Part-Time 2009

De nouveaux acteurs américains ont appliqué le modèle Google au secteur immobilier

Diapositive 19L’objectif recherché par Zillow.com et Trulia.com est de créer des moteurs de recherche indépendants capables d’attirer les internautes grâce à un contenu riche pour les conduire vers les professionnels.

Les services proposés par ces nouveaux acteurs :
  • Géolocaliser les biens
  • Consulter des annonces
  • Consulter l’évaluation des biens y compris pour les maisons qui ne sont pas à vendre
  • Visualiser les maisons récemment vendues et le prix de la transaction vs le prix estimé
  • Connaître les variations des prix sur un bien
  • Trouver ce qu’il faut savoir sur un quartier, du café aux écoles à moins de 20 minutes à pied
  • Rentrer en relation avec les professionnels et les  organismes financiers
  • Connaître les tendances des crédits (courbes de taux, calculettes…) et des marchés sur un secteur donné
  • Consulter les guides « techniques » pour vendeurs, acheteurs, propriétaires et professionnels de l’immobilier.
  • Dialoguer sur le forum où des professionnels répondent aux questions liées à l’immobilier.
  • Le Make Me Move : habitation pas disponible à la vente mais dont les propriétaires veulent bien étudier une “offre”
  • Le Walk Score / Walk Hability : “scoring” fonction de tout ce qui est disponible à proximité à pied

Géolocalisation des biens par état mais aussi par ville















Des estimations précises par quartier avec des infos :
rouge : maison à vendre
bleu : make me move
jaune : saisie
orange : particulier à particulier

































Des informations précises sur la maison qui a été le plus souvent "relookée" avant d'être mise en vente.


La valeur ajoutée des professionnels est passée de manière définitive de la vente d’information à une prestation de services, de conseils, de coordination et d’accompagnement du projet immobilier
Certains professionnels utilisent les communautés, les blogs pour faire vivre leur propre réseau

Nathalie Lucas-Huriau MCI part-time 2009/2010

Estimations du marché publicitaire spécifiques aux sites des médias traditionnels de contenu

A partir d'une étude de l'Idate : stratégies des régies en ligne et modalités de valorisation de la publicité sur internet (janv 2010)

L'Idate propose 2 approches originales pour estimer les recettes publicitaires des sites de médias et de contenus.

La première approche vise à estimer le chiffre d'affaires publicitaires des sites de contenus et médias à partir du chiffre d'affaires généré par chaque visiteur unique.

Le chiffre d'affaires des sites leader atteindrait ainsi 2,5 € par visiteur unique mensuel

Sur la base de cette approche l'idate estime le marché publicitaire en ligne des sites de médias et de contenus à 175 millions d'€ pour 2009. 

La deuxième approche est basée sur la fréquentation qu'obtiennent ces sites rapportée à l'ensemble de la fréquentation sur internet. A noter que dans cette approche, les sites leaders en audience ont bien souvent une part de marché supérieure à leur part d'audience. La part de marché en volume d'audience des sites de médias et de contenus est 34% (estimation nielsen sur base visiteurs uniques)

A partir de ces propres estimations du marché de la publicité en ligne, l'idate estime ce CA à environ 200 millions d'€

Nathalie Lucas-Huriau MCI part-time 2009/2010

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Google libéralise l'achat des mots-clés "marque" sur AdWords

Google a publié Mercredi, une information capitale qui concerne l'achat des mots-clés de type "marque" sur AdWords pour le marché Européen. Vous pouvez lire la news officielle ici (Blog Google AdWords FR). 
 
La question que certains d'entre vous doivent légitimement se poser est : "Concrètement, que va changer cette nouvelle dans la gestion des campagnes AdWords ?"


Quelques éléments de réponse dans la suite de ce billet...

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DU CONSOMMATEUR AU CLIENT

Conférence d’Abdu Gnaba, anthropologue, sociologue et fondateur du cabinet d’études Sociolab.

L’anthropologie sociale et culturelle permet d’appréhender un groupe de l’intérieur en vivant avec, le but étant de comprendre le sens social et culturel que l’homme donne aux choses. Pour Abdu Gnaba, l’acte de la consommation est un acte social, celui qui permet le partage, l’échange, la communication et la construction de soi.

L’acte d’achat n’est pas une nécessité, puisque les objets de consommation sont tous des objets culturels. C’est là toute la différence entre le désir et le besoin. Le besoin est un état de survie, le seul besoin essentiel à l’homme étant l’eau.

Il est donc important de  comprendre les mécaniques du désir :
Le désir, est le «plus» (référence au + de Canal Plus ? lieu de la conférence), consommer, étant le seul moment où le consommateur se sent exister. C’est dans ce «plus» qu’il y a de la valeur, de l’humanité (le sens et la culture).Toutes les sociétés n’existent que par la prodigalité inutile pour affirmer sa position sociale.
La création du désir de consommation passe par l’identification. En effet, l’homme a essentiellement besoin de l’autre, autrement dit de l’image du groupe auquel il veut appartenir, il souhaite se projeter dans ce groupe, faire partie du club. Les valeurs ou le mythe d’origine de l’entreprise sont très important, ils doivent être respectés.

La société de consommation et d’échanges a recréé des castes, on est tous déterminés par notre groupe social.La valeur des biens est dans leur symbole, c’est le signe de reconnaissance car il fait référence au prestige, au confort. Les objets ne se définissent pas par leur utilité mais par le prestige qu’ils procurent.

L’acte d’achat est l’affirmation de son appartenance à un groupe mais il permet aussi aux gens de se rassurer, de calmer leurs angoisses et c’est encore plus vrai en période de crise. Preuve en est, au premier semestre 2010, toutes les marques de luxe ont renoué avec la croissance,le groupe LVMH affiche même une croissance record avec des ventes en hausse de 16 % à 9,099 milliards d'euros.

NLG-MCI Part-Time 2009/2010

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Entrepreneur : ThisWeekIn StartUps, à suivre absolument ! #TWiST

Aujourd'hui je voudrais vous parler d'un show que j'ai pris l'habitude de regarder et que je vous recommande vivement si vous vous intéressez de près ou de loin à l'entrepreneuriat : ThisWeekIn - Startups, animé par Jason Calacanis (son parcours sur wikipédia si vous ne le connaissez pas encore).

Le concept est simple : Jason reçoit chaque semaine un invité issu ou évoluant dans le web, CEO ou fondateur, et échange avec lui sur son parcours, ses échecs ou réussites et son actualité. Ils en profitent pour recevoir des appels de jeunes entrepreneurs et répondre aux problématiques essentielles auxquelles ils doivent faire face. Le tout dans une ambiance détendue et agréable, avec des échanges pertinents basés sur des expériences concrètes.

Les invités sont souvent intéressants et leurs parcours très variés. J'ai particulièrement apprécié l'épisode avec David Heinemeier Hansson, l'inventeur du langage Ruby on Rails, ou encore celui avec Gary Vaynerchuk lors de la sortie de son livre Crush It.

Il existe également d'autres types de shows sur le site, comme ThisWeekIn: Androïd, ou ThisWeekIn: Cloud Computing, et le nombre de sujet traités augmente régulièrement (il y a désormais un show consacré à la musique). Je n'ai cependant pas encore pris le temps de les visionner donc n'hésitez pas à commenter si vous avez un avis sur leur qualité. 

Le petit + intéressant : les épisodes sont accessibles en audio, parfait pour une écoute dans le métro.

Le petit - potentiel : les épisodes sont en anglais, et il n'y pas de sous-titres ...

Enfin, toujours dans l'idée de promouvoir ce site et de créer une vraie communauté d'experts, Jason a lancé son concept de Meetups : il se connecte en live à différentes grandes villes du monde entier (streaming sur ustream) et écoute avec son équipe le pitch d'une startup ayant été sélectionnée localement. Ils donnent alors tous ensemble leurs feedbacks et assurent par la même une notoriété et une promotion totalement gratuite pour la startup.

J'ai eu la chance d'y participer hier soir sur Paris, dans les locaux de la société Lingueo (merci encore pour l'accueil). 7 startups étaient présentes, et c'est Yoocasa qui a été sélectionné par l'assemblée présente pour pitcher devant Jason. Une très belle expérience pour cette société que je vous recommande de suivre, et de très beaux retours pour notre entrepreneur (stressé mais très content !).

Bref, un bien bel évènement de plus pour faire connaître la scène tech parisienne, qui ne manque pas d'idées novatrices !


N'hésitez pas à revenir nous faire part de vos commentaires.

Fabien G. - MCI e-motion - @fabiengoulam

"Serious Games", un marché en pleine extension

En dépit des 20 millions d'euros qui ont été débloqués par le secrétariat à l'économie numérique pour aider 48 projets, le marché français accuse un sérieux retard par rapport à ses partenaires européens, et en particulier le Royaume-Uni qui a créé dès 2002 le "Serious Games Institute".

Et pourtant, bien que 74 % des français ne connaissent pas le concept de serious games (Source Cabinet Vento), il s'agit d'un marché en pleine expansion touchant l'ensemble des secteurs d'activité : formation professionnelle, santé, défense...

Vers une définition des Serious Games

"Serious Games" signifie littéralement : jeu sérieux. Ces applications permettent d'utiliser le savoir-faire narratif associé aux jeux vidéos, ainsi que les technologies mises en oeuvre pour la construction des scénarios interactifs. Ces serious games sont ainsi utilisés à des fins de formation et de transmission des connaissances. L'utilisateur est invité à interagir avec un support qui mêle des objectifs de communication, d'information, d'enseignement, d'apprentissage ou d'entraînement. Se trouve donc associé, sous forme de jeu, un contenu utilitaire et une approche ludique.

Let"s play

Les spécialistes considèrent America's army comme le premier Serious Game de l'histoire. Ce jeu est de prime abord assez classique pour un jeu vidéo - missions de combat, entraînement militaire, séances de tirs...-, toutefois des militaires professionnels peuvent conseiller les joueurs et les meilleurs sont ensuite sollicités par mail pour rejoindre les rangs... des Marines.

D'autres réalisations célèbres méritent d'être citées :

1. Food Force : un jeu développé par le United Nations World Food Programme afin d'apprendre aux recrus à acheminer l'aide alimentaire d'urgence à une population victime d'un conflit armé.

2. Darfur is dying : conçu par deux étudiants pour sensibiliser les joueurs à la vie des réfugiés du Soudan et les inviter à se manifester par mail auprès du président des Etats-Unis.

3. Pulse : le plus cher des serious games de l'histoire - un développement qui coûta 14 millions de dollars-, est utilisé aujourd'hui pour valider la formation des étudiants en médecine des universités américaines et actualiser leurs compétences. Le jeu se déroule dans une salle d'urgence d'où le joueur doit prendre en charge le patient dès son arrivée, jusqu'au traitement.

Vous l'aurez compris les serious games peuvent être utilisés pour tout apprentissage : la formation des chauffeurs de bus (Bus Training Game), familiariser les enfants avec les oeuvres d'un musée (British Museum) ou encore pour la simulation de recrutement.

Le marché français

Il ne représente aujourd'hui qu'une dizaine de milliers d'euros. Néanmoins, tous les grands groupes utilisent ces jeux nouvelle génération: la Société Générale et Renault perfectionnent la formation de leurs commerciaux  par la mise en situation virtuelle ; l'Oréal assurera la présélection cette année de ces stagiaires, grâce au jeu Reveal.

Alors si vous aussi êtes intéressé par ce marché en pleine expansion, rendez-vous sur le blog serious-game.fr où vous trouverez de nombreuses informations.

Publicité interactive, géo-localisation et personnalisation : quels enjeux ?

Université d'été du Snptv (suite)

Participants à la table ronde animée par Hadmut Holken :

- Patrick Coquet, délégué général - Cap Digital
- Emmanuel Gabla, Conseiller - CSA
- Dimitri Dautel, Directeur - Havas Digital Mobile
- Laurent Bliaut, DGA, TF1 Publicité
- Xavier Perret, Directeur des solutions publicité - Orange

Définition du CSA: "la publicité interactive est un message publicitaire permettant à l'utilisateur au moyen d'une action par la télécommande du téléviseur où du boitier ADSL d'accéder à un ensemble d'informations complémentaires relatives au produit ou à la marque considérée".

3 formes possibles:

  • Des boutons interactifs sur la télé permettent d'accéder aux publicités interactives lors de la diffusion des spots dans les écrans publicitaires des chaines de télévision et des services audiovisuels à la demande.
  • En surimpression en dehors des écrans publicitaires classiques lors de la diffusion de contenus audiovisuels sur des sites de vidéos ou services diffusés par les réseaux ADSL et mobiles.
  • Au sein d'espaces interactifs sur les écrans de télé comme les grilles de programmes ou la météo sous la forme de bannières cliquables.


Une opération expérimentale fut menée en France fin 2008, début 2009 par Citroën, Havas, TF1 et Orange. Lors de la diffusion du spot télé, le téléspectateur pouvait cliquer vers un mini site dédié à l'annonceur. L'interactivité autorise la synergie entre différents médias : ici, la capacité de déclenchement d'un mass média puis la possibilité pour l'annonceur d'entrer dans une relation one to one et de créer un lien avec le client.

La géo-localisation permet de mieux valoriser le contact en évitant la déperdition, d'enrichir les capacités de ciblage, d'augmenter le bénéfice du service rendu au consommateur. Il s'agit en fait de penser global et d'agir local..
Elle est rendue possible grâce à une base géographique opt-in croisée aux informations Insee. On ne parle pas d'adresses e-mail mais de quartiers permettant d'adresser des messages personnalisés à un endroit dans une ville.

L'interactivité permet de déclencher la performance, remplir un formulaire, prendre un rendez-vous...mais la personnalisation qui vient du marketing direct n'a pas qu'une perspective de call to action, elle est aussi pour la marque un moyen de mettre en avant du contenu en personnalisant par exemple la liste des revendeurs dans la région du client.

Si la publicité interactive reste marginale aujourd'hui, elle pourrait être amenée à se développer avec les TV connectées, elle ne doit toutefois pas être trop intrusive dans la vie des gens et ils doivent toujours avoir le choix.
Quel sera son impact sur la chaîne de valeur ? Va-t-elle créer un surcroît de valeur ou cannibaliser une partie du marché publicitaire ?

Les acteurs devraient se regrouper afin de gérer tous les supports et trouver une standardisation et une règlementation au niveau Européen.

NLG, MCI Part-time 2009/2010

Université d'été du SNPTV : Les enjeux de l'internet dans la télévision

Le 29 juin, la 5ème université d'été du SNPTV (Syndicat national de la publicité télévisée) nous proposait une journée d'information sur les grands enjeux publicitaires du numérique.
Voici un résumé de l'intervention d'Olivier Ezratty, spécialiste des médias numériques.

Sujet de la conférence :

Du complément à la fusion, les enjeux de l'internet dans la télévision



Malgré encore une grande hybridation des accès aux contenus (tous les français n'ont pas accès au réseau internet), le marché se complexifie.Du fait de la délinéarisation, il devient plus segmenté, fragmenté et diversifié.
Le changement radical est particulièrement perçu chez les jeunes qui consomment de plus en plus de contenus vidéo sur YouTube, Dailymotion ou Facebook.
Ils se contentent de contenus de qualité très médiocre (photos, vidéos prises avec leur téléphone portable, SMS...) pour 2 raisons, la qualité coûte chère et ils sont bien plus intéressés par la sociabilité.
Cela crée une dichotomie avec le mode de consommation des adultes qui à l'inverse s'intéressent plus à la qualité au détriment de la sociabilité.
La grande question est de savoir s'ils vont garder leur mode de consommation à l'âge adulte.

Dans les années à venir la sociabilité risque de s'accroître et les usages vont évoluer. Les gens pourront commenter en direct l'émission qu'ils sont en train de suivre, voir ce que leurs amis regardent, etc...


Les liens entre les 2 mondes se font par 2 approches différentes selon les acteurs du marché.
La première approche est le placage de l'univers du web sur la télévision. C'est l'approche Google : pour aborder les besoins des gens, regardons ce qu'ils font et reproduisons à l'identique dans l'univers de la télé. Les widgets sur les TV en sont l'illustration.
La seconde approche est de vouloir enrichir le contenu télévisuel avec ce qui vient d'internet. De nombreuses innovations tant de la part des opérateurs que des annonceurs sont à venir : plus de services, plus d'ergonomie, des contenus plus riches, des recommandations...
Dans les années qui viennent les acteurs vont devoir mixer les deux approches afin de créer de nouvelles expériences utilisateurs.


Voici un exemple de service que l'on ne trouve pour l'instant que sur le web : devantlatele.com propose de discuter en direct des programmes tv, de trouver le programme le plus populaire du moment et de voir quels programmes vos amis regardent.

L'adoption des nouveaux services dépendra de leur acceptation sociale et des acteurs économiques du secteur.

NLG MCI Part-time 2009/2010

La transformation de l’innovation

Comment se réorganiser pour maintenir des produits et des services que le public attend, en intégrant des nouvelles idées et parfois en sortant de sa compétence pour répondre au marché qui est en perpétuel mouvement ?





Suie à ma participation au salon IExpo à Paris Porte de Versailles le 9 Juin 2010.

Intervenants :

Jean Baptiste Soufron / Directeur de Think Digital, le "think tank" de Cap Digital.
Jean Marc Lazard / Responsable Labs et projets innovants chez Exalead (voir Quaero).
Frédéric Martel / Ecrivain (Mainstreram) et journaliste, Docteur en sociologie.

D’après Jean Marc Lazard, l’innovation c’est SIMPLIFIER.
Par exemple, en partant du principe que les technologies web sont adaptables à l’univers BtoB, on peut faire du SBA (Search Based Application) pour déplacer le prisme et se détourner des moteurs de recherche. La R&D est en fait un vrai sport de contact pour être au plus près du marché.
L’innovation c’est aussi un budget. Pour Exalead la part du budget R&D représente 1/3 de leur CA, ce qui est nettement au dessus du marché. La R&D ne se limite pas à la recherche : elle est devenue un élément de pouvoir (le Soft Power).

En faisant référence au marché de la musique, Frédéric Martel, quant à lui, compare les Majors à des banques qui font travailler les PME/PMI indépendantes.
Avec la crise du modèle de la musique aujourd’hui, il souligne que les indépendants ne sont pas contre le système, mais qu’ils sont bel et bien LE système (souvent sous la forme de start-up).
Dans le marché du cinéma, il note que les studios d’Hollywood ne sont plus des usines de fabrication. Ils ont suivi une e-transformation.
La R&D peut désormais se faire indépendamment du studio grâce à la «creative class» représentée par des petites structures et universités.

L’innovation résulte d’un partnership à 3 voies : innovation/R&D = Public (ex: UCLA) + non profit (MIT) + private (le marché).

Hollywood ne serait pas si fort sans les acteurs et universités publiques.
Google n’existerait pas sans l’université de Standsford où il est né, et qui détient encore l’algorithme Google.

Alors... Qu’est ce qui fait qu’un pays innove ou pas ?

Voici quelques exemples :

On l’a vu dans les exemples ci dessus, il existe une logique marché, à savoir la manière dont les acteurs peuvent et sont organisés.
Le contexte politique, économique et social est bien entendu l’élément clé.
La France, par exemple, a une culture d’information Top down. Un frein évident à l’innovation, surtout pour un pays ou la diversité culturelle, levier de l’innovation, est si forte.
Les entreprises en UK utilisent 80% de leur budget dans les logiciels pour équiper leur structure.
Les universités aux USA (pays où se trouve la plus grosse concentration de start-up) offrent une année sabbatique à tous leurs professeurs après 5 ans dans leurs locaux. Il faut savoir qu’aux USA, même si un projet sur cent est retenu, tous les développements sont rémunérés même ceux qui n’aboutissent pas (différence de taille avec la France par exemple qui ne rémunère que les développements qui aboutissent, soit 1 sur 100).
Google offre un jour par semaine à ses salariés pour contribuer à la créativité par l’épanouissement.
L'Israel, dans un contexte géo-politique tendu depuis des années, lutte et innove, et est reconnu pour cela.

 TwimBox, le 16 Juin 2010

Le mobile marketing et les enjeux de la publicité sur mobile

Cette année au salon Online 2010 l’accent a été mis plus particulièrement sur les médias sociaux, les nouvelles tendances du m-marketing en temps réel et du m-paiement.

A cette occasion Loic Boileau et Vassili Bassat souhaitent vous faire partager leur feedback au travers de cet article rédigé en mode «collaboratif». Voir l'intro en Video

Intervenants :
        Bertrand  Jonquois : Directeur Général  at Nemo  Agency      
        Dimitri Dautel, Responsable du Département Mobile de Havas Digital
        Vianney Settini : Directeur Général de la plateforme d’affiliation sur mobile via Mobpartner
        Jamil Hijazi, CEO de EGS Media + Président de la MMA (Mobile Marketing Association)
        Claude Cauvet, Directeur Général de Wokup


        
Le mobile marketing c’est toucher le consommateur de manière ciblée au moment opportun et à l'endroit où il se trouve. Il est le seul média qui permet d'être géolocalisé (soit-même ou son réseau => ce qui change tout). Sur ce dernier exemple, notons que 1/4 des users de FB sont connectés au web via mobile et que Foursquare (ou Plyce pour son clone français) est le meilleur exemple de la géo-localisation de son réseau "d'amis".

Le mobile marketing est récent et est encore plus surveillé que son grand frère le web-marketing. Ainsi l'encadrement est plus strict en matière de vie privée (véritable enjeu) et de publicité. Il existe donc un organisme qui a fixé un code de déontologie : la MMA (Mobile Marketing Association).

Alors, une campagne M-Marketing, c'est quoi ?
- SMS
- Bannière, Interstitiel, Vidéo
- Clic
- Affiliation
- Adwords.

Le M-Marketing est encore jeune, il vient de passer du CPM au CPC, et s'orienterait sur du CPA d'après Monsieur Vianney Settini.
En tout état de cause les analytics et ciblages sont limités aux données des opérateurs (très difficiles à obtenir compte tenu de la protection de la vie privée), les régies et les agences (toutes deux limitées à des stratégies de ciblage par OS et par Opt-in pour les sms).
Alors les acteurs du marché redoublent de créativité et s'associent avec des marques/sites tiers qui possèdent des données users pour les matcher avec la campagne d'un annonceur. Comme par exemple la campagne mobile pour une marque de soda qui utilise parfaitement le levier de la géo-localisation : l'agence crée le partenariat entre le site de la chaine météo et un opérateur, si bien que quand le mobinaute se trouve dans une zone géographique où il fait plus de 25 degrés, la marque de soda s'affiche sur son mobile lui proposant ainsi de se désaltérer.

Sur la partie SEM, qui est très populaire dans le Web-marketing, le mobile se différencie par un ciblage moins précis. En effet celui-ci est filtré par opérateur et la géo-localisation est très réduite.

Coté SEO, en dehors du fait que les mobinautes consulteraient moins Google via mobile, le SEO n'est pas encore "optimisé" sur les sites mobiles car il ne semble pas être une priorité aujourd'hui. Ceci traduit bien une différence d'usage par rapport au webmarketing qui ne peut assurer le succès d'un site sans que celui-ci ne soit visible sur les moteurs de recherche. Y a t'il une stratégie de search sur mobile ? Pas si sûr...

En fait, l'attention des professionnels du M-Marketing est actuellement portée sur les M-apps.
L'usage fait le produit et l'Apple Store avec un CA/jour de 1 million USD soit 300 000 USD pour Apple (70/30) montre bien que quelque chose se passe, si bien que la firme de Cupertino a décidé de gérer elle-même la pub façon régie et sans Google !
L'affiliation profite bien de ce créneau, si bien que quand le mobinaute surfe, il a des chances de cliquer sur une pub cachée lorsqu'il souhaite télécharger une nouvelle apps ou jeux (l'éditeur est rémunéré à chaque téléchargement => CPA).

En vidéo : Question de Loic Boileau à Monsieur Vianney Settini de Mobpartner, sur le retargeting mobile.
Si vous ne pouvez pas ouvir la video cliquez ici

La e-publicité comportementale a-t-elle un avenir sur le support mobile ? Sur le web, Criteo propose déjà une technique de retargeting basée sur le principe des cookies pour augmenter l'efficacité d'une campagne. Néanmoins, ce dispositif intrusif pose clairement la question du respect de la vie privée. Peut-on imaginer un tel reciblage sur mobile où je puisse retrouver des bannières proposant des produits de sites e-commerce déjà visités dans mes applications favorites de mon Iphone par exemple?

En vidéo : Question de Vassili Bassat à Monsieur Dimitri Dautel, Directeur Mobile chez HAVAS DIGITAL, sur la publicité géo-contextualisée sur mobile.
Si vous ne pouvez pas ouvir la video cliquez ici

Comme le souligne Dimitri Dautel, Foursquare permet l’association de deux tendances : le réseau social et la capacité de se géo-localiser en temps réel. Cette nouvelle tendance de réseaux web mobile a de l’avenir. Elle permet, en déclarant l’endroit où nous sommes, d’informer nos amis en temps réel  et par conséquent transmettre nos sentiments, critiques ou impressions. On pourrait citer l’exemple des boutiques de macarons (Boutiques Point G) au Canada qui a créé un concours pour les utilisateurs de Foursquare. Le principe est que, pour chaque déclaration du lieu où nous nous trouvons, on peut obtenir des points. A partir de ces points, des récompenses peuvent être gagnées et nous pouvons bénéficier d’avantages spécifiques. Dans le cas des boutiques Point G, des macarons étaient offerts ce qui permet d’inciter le consommateur à revenir, de fidéliser et de mieux connaitre ses clients tout en surfant sur une nouvelle tendance « social web mobile géo-contextualisé».

TwimBox et Loic Boileau, le 16 Juin 2010

L’enjeu du Hub Management

Intervention de Vincent Ducrez au Pôle Léonard de Vinci le 28/05/2010 pour la présentation de son livre "Le guide de l'influence".

Twitter, Facebook, Youtube, Agence RP, Blogs, TV, radio,... d’où vient l’information, comment évolue t-elle, en combien de temps et comment cela impacte-t-il la gestion de ma marque ?

Nous avons aujourd’hui du mal à associer l’information au support ; l’information est partout et vient de toutes parts. Nous appelons l’ensemble de ces flux d’information « la médiasphère »

L’information circule au travers de plusieurs relais. Facebook fait partie des relais actifs, il est mesh in, par opposition aux relais morts, les mesh out.

On mesure désormais l’influence des médias non pas par rapport au support mais par rapport au temps de parcours de l’information : nous sommes bien dans le « real time ».


Ainsi dans cet exemple, mon agence envoie mon communiqué de presse en une seconde. En 15 minutes une agence de presse saisit mon CP et relaye l’information aux chaines médiatiques qui la saisissent 15 minutes plus tard et qui la relayent à leur tour auprès des groupes d’influences et syndicats. Il aura suffit d’un jour pour que mon CP, ma communication, fasse le tour de la médiasphère représentée par la portée de la sphère autour des 4 groupes de relais du schéma ci dessous :

Nous entrons donc dans le Hub Management.
Chaque marque a son HUB. Elle doit étudier son positionnement médiatique (une sorte de benchmark) qui permet d’identifier les médias plus ou moins favorables ou neutres, et donc de créer l’influence sur les quatre zones du Hub : Communication / Média / Internet / Opinion.
L’objectif du positionnement est de limiter le préjudice et garder le lead.

Monter sa stratégie de communication, élaborer sa tactique, lister ses actions et enfin évaluer le résultat : nous sommes pleinement dans une stratégie de lancement de produit. L’influence devient un produit immatériel qui est analysable en quantité (nombre de passages à la radio) et en qualité (50% de des commentaires sur mon information sur la radio est négatif).
L’influence est la capacité à créer et initier des interactions avec l’utilisateur et maintenir ce lien le plus longtemps possible. Elle est différente du Buzz qui est, d'après Vincent Ducrez, une action court terme et actuellement en saturation.

Le Hub Management est en outre une manière de décloisonner les médias, fixer une stratégie en temps réel et mettre en place un modèle d’évaluation. Nous n’avons plus besoin de faire des lancements médiatiques sur 6 mois, mais au moment le plus propice. De fait, gérer son influence c’est gérer une situation de crise constante.

TwimBox, le 8 juin 2010





Plus d'info sur le HubManagement :

http://www.hub-management.org/

http://www.guide-influence.com/

http://bit.ly/VideoInterviewVincentDucrez

http://bit.ly/Guidedelinfluence

iPhone 4 : illustration parfaite de la stratégie marketing d'Apple

Il est des marques qui savent mieux que d'autres penser différemment. Apple fait partie de celles-ci en ayant créé une véritable démonstration de puissance lors de la WWDC 2010 qui aura permis à Steve JOBS de présenter l'iPhone 4.

En effet, depuis plusieurs semaines et après de nombreuses fuites, rumeurs et autres scoops relatifs au nouvel iPhone qui était supposé sortir partout dans le monde pour juin 2010, la Conférence Mondiale des Développeurs Apple (WWDC) était attendue avec impatience pour connaître le nom et les détails sur cette quatrième génération d'iPhone.

Tout cela avait déjà fait couler beaucoup d'encre et, comme à son habitude, Apple avait pu bénéficier gratuitement d'un immense plan media : tous les media du monde (presse, radio, Tv et web) ont relayé une ou plusieurs informations relatives à l'iPhone 4 bien avant que son existence officielle ne soit évoquée.

Tout portait à croire que ce nouvel iPhone serait nommé iPhone 4G ou iPhone HD. Et finalement Steve JOBS a indiqué qu'il s'agissait de l'iPhone 4 !!!!

Cette révélation inattendue aussi infime soit-elle va permettre à Apple de bénéficier à nouveau d'une formidable couverture médiatique alors que si un des noms supposés avait été confirmé, le mouvement aurait été bien inférieur.

Il est donc frappant de voir à quel point, tant dans la conception des produits que leur commercialisation, Apple sait surprendre et faire différemment !

Philippe DUPUIS aka WEBENTERTAINER - MBA MCI Part Time / happy First 2008-2009

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