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BEST OF des perles du MBA MCI

octobre 27, 2011  |  DIVERS, Non classé  |  No Comments

Les cours MBA MCI sont l'occasion d'apprendre, échanger entre profs et étudiants, prendre des notes complémentaires aux slides... mais pas que! En effet, on entend aussi quelques remarques ou expressions très spontanées qui font bien rigoler.. Voici donc les perles du MBA MCI : avec le contexte c'est bien entendu un peu plus drôle :)

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Plénière d’ouverture Salon E-commerce 2011 : Le plein de tendances

Hier s’ouvrait le Salon E-commerce, Porte de Versailles. Impossible de manquer la plénière d’ouverture où sont brossées en 1h chrono les tendances du marché e-commerce. Au menu, les chiffres du e-commerce et les visions des dirigeants d’Amazon France et de Vente Privée.

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Recrutement 2.0

Ayant travaillé dans le recrutement et en communication RH pendant quelques années, je me suis dit pourquoi pas écrire un article sur le recrutement à travers les réseaux sociaux, autant dire que le sujet est intriguant : recrutement + réseaux sociaux = recrutement 2.0 J'ai donc réalisé une petite étude auprès de mes amis qui sont dans le recrutement, que ce soit au sein d'entreprises ou de cabinets de recrutement. Ils sont unanimes : les réseaux sociaux font partis de leur quotidien !!! Mais attention pas n'importe lesquels. Mon amie Sophie Cavailles, qui travaille chez Microsoft à Dublin, m'indique que 80% de son soucing de CV provient des réseaux sociaux, puis 10% du networking (cooptation, BDD) et 10% des jobboards (ex : Monster). Quand à mon ami Favien Coronini qui travaille pour le cabinet de recrutement Approach People : 50 à 60% des recrutements sont réalisés à travers les réseaux sociaux.

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What Do You Love from Google

J'en avais parlé il y a quelques temps, mais je vais en remettre une couche car chacun travaillant sur sa thèse professionnelle, cela peut aider certains. What Do You Love ? ou un des derniers services de Google, enfin officialisé par la firme de Mountain View le 14 juillet, sans grandes pompes. Ce dernier service, fort sympathique, renforce encore plus le rôle prédominant de Google dans la recherche sur le web. What Do You Love ou wdyl.com est un mashup/ agrégateur de recherche, où sont réunis plusieurs services de Google. Wdyl.com vous permet de lancer une recherche sur plusieurs services en simultané, vous trouverez ainsi de nombreuses réponses sous différentes formes : suggestions de sites, vidéos, photos, graphes, cartographies, etc...sur un seul et même écran.

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Le terrorisme numérique : une menace endémique ?

Nous sommes les Anonymous. Nous sommes Légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Attendez-vous à nous.

La devise des Anonymous affiche la couleur : pas de pitié, une rancune tenace. Ce groupe, dont il est fait mention pour la première fois en 2006, se distingue par les grands principes suivants :

  • Le stricte anonymat de ses membres
  • Une grande volatilité de ses membres qui peuvent rejoindre ou quitter le goupe à tout moment
  • Etre la vigie d’Internet, notamment sur les pratiques des marques commerciales ou représentations politiques voire des nations qui ne sont pas des modèles en termes de liberté d’expression
  • Encourager la liberté d’expression, de transmission et de partage des savoirs et oeuvres pour un Internet libre et ouvert à tous
  • Châtier par le DoS (« denial of service attack« ) ou attaque par déni de service
  • Des opérations pacifiques dans le monde tangible

C’est sur ces principes fondateurs que les Anonymous ont, pêle-mêle, attaqué les sites Internet de l’Eglise de Scientologie, hacké le PlayStation Network de SONY, monté des opérations commando digitales à l’encontre de tous les pays du Maghreb, la Lybie, la Syrie, l’Egypte ou encore le Vénézuela, mis hors ligne tous les sites du gouvernement Malaisien et attaqué les sites web de Visa, Mastercard ou encore Paypal pour exprimer leur mécontentement face aux banques boycottant Wikileaks et son dirigeant, Julian ASSANGE. Le terrorisme numérique, que ce soit par les actions des Anonymous ou des hackers isolés, est en plein essor et le Web en tant que réseau omniscient va devoir apprendre à le gérer à l’identique des polices et officines du renseignement dans le monde réel.

Le Web 2.0 malheureusement pré-théâtre du terrorisme

Par son aspect hypersocial, le Web 2.0 est bien souvent le relais des idéologies extrêmes puisque l’interaction textuelle, sonore et visuelle entre les individus est facilitée et bien évidemment en temps réel. Cela va sans dire que la NSA Américaine ou, plus proche de nous, la D.G.S.E. et ses alter égo Européennes et Israëlienne ont mis en place des cellules de veille dont les effectifs, budgets et moyens techniques connaissent des hausses conséquentes année après année. Le livre Les Nouveaux Terroristes de Mathieu GUIDERE démontre comment Internet est aujourd’hui le média plébiscité par les groupuscules terroristes. Le terrorisme digital c’est aussi d’une certaine façon les échanges entre les membres de ceux-ci.

Le côté obscur de l’internaute

De nos jours, nous sommes tous plus ou moins schizophrènes. Pourquoi ? Parce que nous menons de front deux vies : la vie en société et l’existence digitale. Or, si dans la première votre identité est connue de tous, ce n’est pas forcément le cas dans la seconde. L’e-réputation, une notion récente, devient désormais un challenge tout autant partagé par les utilisateurs que les entreprises ayant pignon sur web car les réseaux sociaux, les forums, etc. sont les parfaits vecteurs pour exprimer son mécontentement ou, pire encore, déverser sa haine. Combien de personnes se sont suicidées, ces derniers mois, après avoir été « attaquées » frontalement sur Facebook ? Votre voisin si affable lorsque vous le croisez au quotidien mène peut-être une webguérilla sans merci contre une enseigne qui l’a, selon lui, humilié en tant que consommateur. Son côté obscur s’exprime sur le Web via un lynchage en bonne et due forme de l’objet de ses obsessions sur la toile, cela par tout les outils mis à sa disposition par le Web 2.0.

Il va falloir s’y faire : au fur et à mesure qu’Internet progressera, les menaces s’accroîtront. Il y a quinze ans, vous aviez l’espoir que ce médium exceptionnellement interactif et collaboratif soit exempt de comportements à la marge ? Et vous avez déchanté peu à peu ? Rassurez-vous : vous n’êtes vous-même pas toujours 0 défaut sur Internet. Mais, comme dans la société classique, les vrais méchants sont heureusement bien moins nombreux que les gentils.

Sébastien Jehlen, MCI Part Time – Promotion 2010/2011

Système U rachète Telemarket

Système U, le troisième groupement de distributeurs indépendants français, vient d’acheter en mai dernier,  Telemarket, le pionnier de la distribution en ligne de produits alimentaires, via l’acquisition de «la totalité des titres» de la société. Le montant de la transaction n’est pas précisé.

Télémarket devient ainsi U-Telemarket, qui opèrera sur l’ensemble de la région parisienne, grâce à son entrepôt entièrement automatisé à Pantin et sera présidé par Serge Papin, président des Nouveaux Commerçants.

Système U précise dans son communiqué de presse que du fait de cette acquisition, « Telemarket bénéficiera du savoir-faire de l’enseigne en matière d’offre commerciale, de prix et de communication. Ce rachat, s’inscrit en cohérence avec la stratégie multi-canal du groupement, et contribue à son ambition de représenter 12 % de part de marché de la distribution alimentaire en 2015 ».

Le CA hors taxes de Telemarket s’élevaient en 2010 à 49 millions d’euros, réalisées principalement en Ile de France, sa zone historique. Petit bémol toutefois, Telemarket n’a jamais engrangé le moindre bénéfice en 25 ans d’existence.

Alors, pourquoi le groupement Système U s’est lancé dans cette acquisition ?

Je vous propose ci-dessous les réponses (extraites d’une interview) de Florent Vacheret, rédacteur en chef du magazine professionnel de la grande distribution Linéaires, sur les raisons de cet achat :

« Selon vous, pourquoi Système U a-t-il racheté Telemarket ? En achetant Telemarket, Système U a réalisé une acquisition très maligne. En effet, le groupe de distribution ne compte que peu de magasins en région parisienne et a fortiori dans Paris intramuros. Or, Paris est un marché extrêmement rentable mais où il est également très difficile de s’imposer. Les places y sont chères. Ainsi, en rachetant Telemarket qui bénéficie d’une très forte notoriété dans la capitale, Système U s’offre une arme de combat redoutable pour s’implanter sur un marché très prisé.

Pouvait-il faire un autre choix ? Non, sur six principaux opérateurs nationaux, Telemarket était le seul à être indépendant. Tous les autres, sont rattachés à des grands groupes de distribution….

Justement, Telemarket est-il rentable ? En fait, l’entreprise ne communique plus sur ses chiffres depuis 2005. L’entreprise a longtemps été pénalisée par le contrat d’approvisionnement qui la liait à Monoprix, pas franchement réputé pour la compétitivité de ses prix. En passant chez Casino il y a trois ans, l’opérateur a bénéficié d’une légère amélioration de ses conditions d’achat mais sans que cela n’ait un impact très significatif sur ses prix de ventes. Les cybermarchés restent très chers face aux magasins « en dur ». Et selon une étude récente, Telemarket pratiquerait des prix largement supérieurs (environ 20%) aux meilleurs concurrents. Toutefois, on peut espérer que l’opérateur bénéficie d’ici peu de la centrale de Système U, ce qui lui permettrait d’être plus compétitif. »

Parmi la concurrence du futur U-Telemarket on peut citer AuchanDirect  et  Houra (filiale de Cora) qui tirent aujourd’hui leur épingle du jeu, après avoir connu des difficultés. En revanche Ooshop (Carrefour) perd de d’argent depuis plus de dix ans. A titre de comparaison, ces trois opérateurs indiquent des CA autour de 70/80 millions d’euros.

A l’issue de cette interview et à la vue des difficultés rencontrées par les concurrents sur ce secteur, on peut se poser la question sur les avantages d’une telle acquisition d’autant que le taux de croissance du secteur des cybermarchés ne connaît pas la même croissance que l’e-commerce, environ 7 % contre une moyenne de 20% pour le commerce en ligne. Le cybermarché est semble-t-il pénalisé par les prix appliqués liés aux frais de livraisons. Le surcoût moyen de 15 euros de frais de livraison engendrés ne pouvant être absorbés entièrement par les clients, les cybermarchés compensent en gonflant les prix, qui eux mêmes pèsent sur le volume des ventes.

Le principe même du cybermarché est plutôt adapté à une problématique intramuros comme Paris. Dans les années 2000 on a voulu en faire un modèle universel et l’étendre au-delà des grandes villes, sans grand succès. C’est  le modèle du drive (faire ses courses sur Internet et se rendre à la grande surface pour tout charger dans son coffre) qui se développe en dehors de ces villes. En effet, ce business du drive, pourtant beaucoup plus récent, dépasse  déjà le milliard d’euros et est promis à un développement fulgurant dans les prochaines années.

Alors ? un pari risqué ? une erreur stratégique ? ou une vision stratégique sur un marché très sectorisé ? Et vous qu’en pensez-vous ?

Rédigé par Fabrice Vezin – MCI Part-time 2010-2011

(ci-dessous, extrait d’une présentation sur Telemarket.fr)

Source : http://www.lesechosdelafranchise.com/franchise-les-echos/distribution-systeme-u-rachete-telemarket-19493.php

« Bien connu des Parisiens, Telemarket est à l’origine du premier supermarché à domicile lancé dans la capitale en 1983 via le téléphone puis le Minitel. Contrôlé par les Galeries Lafayette de 1989 à  2005, Telemarket a ouvert son premier site Internet en 1998. Cherchant depuis 2001 à sortir du capital de sa filiale commune avec Monoprix et Casino, le groupe Galeries Lafayette a cédé Telemarket en 2005 à Roland Coutas, fondateur et ancien dirigeant du site de voyages en ligne travelprice.fr, et Olivier Le Gargean, directeur général de Telemarket depuis 2002, soutenus par les fonds d’investissement gérés par AGF Private Equity et Cita Gestion. Telemarket, qui n’aurait jamais été bénéficiaire, était approvisionné depuis 2009 par la centrale d’achat de Casino qui avait remplacé alors celle de Monoprix. »

Richard Stallman et les menottes digitales du livre numérique

A l’occasion du Deuxième Forum mondial de l’UNESCO sur la culture et les industries culturelles, intitulé « Le livre demain: Le futur de l’écrit », j’ai rencontré Richard Stallman, grand pape du logiciel libre à l’origine du projet GNU et de la licence publique générale GNU.

Richard Stallman était en effet invité à ce Forum pour débattre du sujet brûlant des droits d’auteur à l’ère numérique. Il en a d’ailleurs profité pour diffuser un pamphlet expliquant pourquoi il ne fallait pas céder au livre numérique et comment celui-ci restreint nos libertés individuelles (voir le pdf).

Personnage étonnant voire atypique, Richard Stallman est un défenseur féroce de la liberté sous toutes ses formes. Il dit se battre contre l’injustice et le fait d’être tracé et identifié notamment par les paiements en carte de crédit ou sur internet est pour lui une atteinte à nos libertés primaires. Scène mythique à notre hôtel où pour réserver un taxi, il ne peut donner ni son numéro de chambre, ni son nom au nom de la liberté… Et puis, il ne prend l’avion qu’en cas d’extrême nécessité (traverser l’Atlantique, par exemple ?). C’est un original certes, mais visionnaire, unique et trublion utile dans un univers finalement assez formaté !

Richard Stallman @ FOCUS2011 (c) Actualitté

Voici l’entretien réalisé par A . Aszerman d’Actualitté le 9 juin et qui expose les positions tranchées de Richard Stallman sur le livre numérique.

Comment convaincre les éditeurs de supprimer les DRM des livres numériques ?

Le contrat imposé par Apple aux maisons de disque interdit les DRM sur les fichiers musicaux. Mais en dépit de ce succès d’Apple, les DRM reviennent dans la musique avec le streaming, comme Spotify, qui exige l’utilisation d’un programme client limitant l’accès à la musique. Ces programmes empêchent de sauvegarder une copie du fichier sur son ordinateur. Et maintenant, les sociétés peuvent changer quand elles veulent les conditions d’utilisation de leurs services. [NdR : cf l'offre de Deezer qui a changé du tout au tout, sans que l'on n'y puisse rien.]

Concernant les éditeurs, il faut ne pas leur laisser la liberté du choix. Il faut légiférer sur la problématique des DRM et légaliser le partage des œuvres pour l’heure considérées comme contrefaites, parce que mises à disposition sur le réseau.
En légalisant le partage, ne supprime-t-on pas la rémunération de l’écrivain, et par là même l’existence même du métier ?
J’ai proposé d’autres manières d’appuyer les auteurs. Quand j’exige ces libertés, ce n’est pas pour avoir les choses sans payer. Je suis disposé à payer pour aider les auteurs, mais seulement en respectant ma liberté. Pour ce faire, il y aurait deux façons.

Instaurer un système d’impôt qui pourrait remplacerait les taxes privées. Un vrai impôt récolté par l’Etat, pour redistribuer aux artistes et auteurs de l’argent directement en fonction du succès de leur succès. Seules les grandes stars reçoivent aujourd’hui beaucoup d’argent. La fonction actuelle employée pour calculer leur rémunération est le contraire de ce dont on a besoin. Je propose d’appliquer une racine cubique au succès de chacun pour le calcul des sommes à verser aux artistes. De cette façon, nous verserons davantage d’argent aux artistes connaissant un succès moyen, et un peu moins aux stars, même si ces dernières gagneront toujours bien (beaucoup, mais pas énormément plus). L’argent serait ainsi utilisé efficacement pour appuyer les arts et un plus grand nombre d’artistes.

L’État ne risque-t-il pas de se retrouver seul à choisir les artistes ?

Non, car le système serait encadré. Je ne dis pas de laisser les bureaucrates décider. Ce que je propose ne fonctionnerait pas par le biais de décisions bureaucratiques, mais par un système de sondages.
Le second système que je propose est celui des paiements volontaires. Si chacun pouvait envoyer 1€ aux auteurs d’une œuvre, le problème serait réglé. Chaque jour, beaucoup d’individus enverront 1€ aux artistes, qui ainsi recevront de l’argent. On peut aussi combiner les aspects des deux systèmes. Ainsi, Francis Muguet a créé le système du mécénat global. J’ai travaillé avec lui sur ce système qui combine le système de paiement volontaire et l’impôt fondé sur une racine cubique (cf Stallman.org/mecenat).
Lorsque l’on parle de la musique, il faut noter que les producteurs paient peu les musiciens. Les artistes n’ont donc rien à perdre à changer le système, sauf les grandes stars, qui sont déjà riches. Légaliser le partage ne posera donc pas de problème pour le peuple ni pour les musiciens, mais aux entreprises, les mêmes qui ont des centaines de milliers de dollars pour faire des procès aux jeunes qui téléchargent. Ces entreprises ont acheté des lois injustes dans mon pays et en France. Ce que ces entreprises méritent est de faire faillite.

Je ne suis pas contre le fait de vendre les copies. Je ne suis pas contre le négoce, je ne suis pas communiste. Je suis simplement pour la liberté de l’utilisateur. Mais quelle liberté ? Elle doit dépendre de l’œuvre dont on parle. Il y a des œuvres qui ont une utilité pratique, pour faire des travaux. Celles-là doivent être libres en dépit de tout, avec un degré de liberté similaire que le logiciel libre.

Qu’entends-tu par utilité pratique ?

Comme un programme. La musique n’a pas d’utilisation pratique, elle est subjective. Il y a également des œuvres de témoignage, qui ont encore une autre fin. Parlant d’œuvres pratiques, je vise celles utiles pour accomplir un travail, pas pour exposer la pensée de quelqu’un. Je distingue 3 formes d’œuvres : visant à être utilisée de manière pratique, visant à présenter la pensée de quelqu’un, ou visant à son propre impact (l’art).

Les utilisateurs méritent le contrôle complet des œuvres pratiques qu’ils utilisent, en ayant y compris la liberté de partager, de redistribuer des copies exactes dans un contexte pas commercial. Les autres catégories peuvent être aussi libres, mais ce n’est pas moralement obligatoire comme pour les œuvres de la première.

Quelle est, selon toi l’importance de la lecture numérique pour le futur du livre?

Les livres numériques sont une menace aux libertés traditionnelles des lecteurs. Le meilleur exemple en est le Kindle, qui attaque les libertés traditionnelles. Pour acquérir une copie d’une œuvre, le droit à l’anonymat, par le paiement en liquide par exemple, est impossible. Amazon garde trace de tout ce que les utilisateurs ont lu.
Il y a aussi la liberté de donner, prêter ou vendre les livres à quelqu’un d’autre. Mais Amazon élimine ces libertés par les menottes numériques du Kindle et par son mépris de la propriété privée. Ainsi, Amazon dit que l’utilisateur ne peut pas posséder une copie du livre. Il ne peut qu’avoir une licence à lire une copie du livre sous des conditions qui lui sont imposées.

Il y a aussi la liberté de garder les livres et de les transmettre à ses héritiers. Mais là encore, Amazon élimine cette possibilité par une porte dérobée dans le Kindle, qui a été utilisée en 2009 pour supprimer des milliers d’exemplaires de copies autorisées du 1984 d’Orwell. Même si en l’espèce il n’a s’agit que de céder à l’éditeur, dans le monde physique cela n’aurait pu arriver. On ne veut pas de copies qu’autrui peut supprimer à distance. Kindle, en anglais, veut dire mettre le feu. Il s’agit bien d’un produit pour mettre le feu à nos livres. Et la promesse d’Amazon de ne plus le faire, de ne plus supprimer un livre à distance, sauf sous commande de l’État, n’est pas plus réconfortante. Je ne veux pas que l’État puisse ordonner à quelqu’un de supprimer mes livres.

Tous les acteurs du livre numérique ne sont pas des Amazon…

Je ne suis pas contre le principe du livre numérique à tout prix quels qu’en soient les conditions. Mais si le livre m’ôte de la liberté, je le rejette. Le jour où je pourrai vraiment acheter une copie numérique, en liquide, anonymement, sans passer de contrat, et recevoir un livre capable d’être lu sans logiciel privateur, je serai d’accord pour le faire. Mais si le remplacement du physique par le numérique passe par une privation de liberté, non.

Peut-on tout de même trouver des avantages au livre numérique ?

Des avantages pratiques, il y en a. Aucun, cependant, ne sera jamais aussi important que la liberté. Si le fichier du livre est en format PDF ou EPUB c’est mieux. Mais je valorise ma liberté. Je peux faire des sacrifices pour elle. Je sacrifie la commodité des livres numérique pour ma liberté, qui a besoin d’être défendue.
La menace à la liberté est le problème principal. Donc les autres bienfaits possibles sont sans importance.

Que penses-tu de Google Books ?

Google a eu un procès. La solution retenue initialement par les éditeurs aurait placé Google dans une position de monopole. J’étais opposé à cette solution et heureux que le tribunal la rejette. Si Google se battait pour la liberté, je serais pour. Mais Google se bat uniquement pour son intérêt et je suis donc contre. Il n’y aura pas de paix séparée pour Google.
J’aime particulièrement cette citation de Lionel Jospin, qui a dit que : « L’économie de marché oui, la société de marché non ». Je suis d’accord, car ce sont des enjeux trop importants pour qu’ils soient décidés selon les marchés.

Comment envisages-tu le devenir des livres dans les prochaines années ?

Je ne vois pas l’avenir, qui dépend de nous tous, pas seulement de moi. Je ne sais pas ce que tu feras, ni ce que tes lecteurs feront. Je vois les menaces et parfois des opportunités. Je vois la menace que représentent les livres numériques sous leur forme actuelle, avec les menottes numériques qui nous ôtent les libertés traditionnelles. S’il y avait d’autres formes de livres numériques qui existeraient sans nous ôter la liberté, commode, je serais pour. Mais les entreprises qui ne veulent pas de ces formats sont très fortes. Je ne peux donc pas dire que nous vaincrons, mais j’espère que oui.

Que lis-tu actuellement ?

Un livre SF. The star treasure, de Keith Laumer. Ce n’est pas le meilleur, mais je lis beaucoup.

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Hélène Chartier Promo 2011 MBA MCI Part time

Géolocalisation et téléphone mobile

février 19, 2011  |  DIVERS  |  , ,  |  No Comments

Une atteinte à la vie privée ?

Il existe plusieurs centaines de sites et d’applications mobiles basées sur la géolocalisation des possesseurs de téléphones portables : Foursquare, Plyce, Google Latitude, Facebook, Twitter… Pour cela, plusieurs techniques sont utilisées…

  • L’identification de cellules (les téléphones mobiles sont en liaison constante avec l’antenne qui couvre une cellule. L’opérateur identifie l’antenne à laquelle est connecté le mobile et relève ses coordonnées).
  • La triangulation à partir des trois antennes relais les plus proches du mobile utilisé.
  • Le différentiel temps (les antennes envoient un signal au téléphone concerné et calculent le temps que met l’onde à revenir).
  • Les puces GPS (via satellite) des téléphones qui en sont équipés.
  • La détection d’un réseau wifi identifié.
    • Crédit Photodisc

    Ce système risquant de porter atteinte au droit à l’anonymat de circulation, un cadre juridique, concernant l’exploitation des données qui en sont issues, a été mis en place dans la directive du 12 juillet 2002 : la traçabilité géographique des utilisateurs doit être le résultat d’un choix volontaire (opt-in).

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